Un IGB, à quoi ça sert ?
Si vous ne le savez pas, un IGB, c'est un inspecteur général des bibliothèques. Parce que ça existe; mais oui, il en existe quelques exemplaires, même si vous n'en avez jamais vu un de votre
vie.
Alors, un IGB, à quoi ça sert?
Eh bien un IGB est là tout simplement pour vous demander de faire ce que lui-même n'a pas fait, pas pu faire, pas voulu faire ou pas su faire avant d'être IGB.
par Catophilos
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Internet permet tout ou presque tout. De nombreux sites permettent de vendre n'importe quoi aux enchères et donc aussi des livres. Sur
Ebay, des vendeurs souvent naïfs vantent leur marchandise pour tenter le client, ce qui est normal. Mais la description des livres est un gisement perpétuel de perles d'inculture, dont voici
quelques échantillons.
Un vendeur offre un livre français sans doute du plus haut intérêt, qu'il décrit ainsi: "This most interesting French book by the author
Tome Deuxième".
Une personne acheta récemment, toujours sur Ebay, une histoire des événements ecclésiastiques sous le pontificat du célèbre pape
"Tomus Secundus".
Cette rareté religieuse aurait pu rejoindre en rayon un livre de prières d'Augsburg de 1776, dont l'auteur était "Dritter
Zheil".
Un autre vendeur propose un fort volume en latin dont l'auteur est un (sans doute prolifique) "Tom Lix".
Une biographie de Malcolm X, l'illustre révolutionnaire américain dont les archives faillirent -elles aussi- finir récemment aux enchères,
fut proposée sous le nom de Malcolm Ten.
Décidément, les américains semblent avoir, contrairement à ce que certains esprits malveillants pourraient penser, plus de difficultés
avec les chiffres romains qu'avec les chiffres arabes...
Cela ne date pas d'aujourd'hui. Quand le film anglais "The madness of George III" sortit aux USA, on préféra changer son titre en
"The madness of King George", parce que de nombreux américains soit avaient déjà baptisé ce malheureux roi d'Angleterre devenu fou "George Ill" (le malade) , soit se demandaient s'ils avaient raté les 2 premiers épisodes d'une série.
Et plus récemment, le Président Reagan avait donné l'exemple en appelant Kim Jong Il, feu le Grand Leader de la République démocratique
(sic) de Corée, "Kim Jong the second".
Tout cela est digne de l'exploit de ce relieur bien français qui inscrivit au dos des 2 volumes de "La vie des dames galantes": Bran Tome
1 et Bran Tome 2.
Pour être juste, Ebay n'est pas la seule source. Le site d'un libraire américain en fournit une anthologie précieuse et abondante. Steve Mauer tient une librairie en ligne à
Sacramento, en Californie, The BookMine, et propose ses
services à l'adresse http://www.bookmine.com. Depuis 1984 il selectione les plus précieuses perles et pépites d'incultures
dont il fait profiter le public sous l'intiltulé "Stupid quotes". Le livres est bien une source inépuisable de reflexions "stupides"!
Quelques exemples de conversations avec des clients:
Un appel téléphonique:
-J'ai trouvé un livre sur votre site. C'est mon oncle qui l'a écrit et je me demande pourquoi il est si cher (50 $).
-Il est dédicacé et signé par lui.
-Pourquoi je devrais payer pour son autographe. C'est mon oncle, pas le votre...
Une dame charmante ... reste environ une heure à passer en revue le stock ... Elle met de côté une énorme pile de livres traitant de sujets différents, pour plus de 3 500 $. Je ne
peux m'empêcher de lui demander:
-Que collectionnez-vous?
-Oh rien, mais je vais acheter ces livres.
-(Ma curiosité prenant le dessus) Un cadeau?
-Non, je vais m'en servir pour décorer la salle de bain de ma fille.
Quel andouille je fais! Je n'ai pas remarqué que ces livres sont tous dans des tons de vert. Bonne chose, puisque les livres vont rapidement être coordonnés à la moisissure de la salle de
bain.
-Permettez que je vous aide à les porter à votre voiture.
-Vous avez le livre qu je cherche. Mais il vaut 30$. Vous ne pouvez pas me le faire à moins, je veux simplement regarder les illustrations ?
(Un homme regardant tout autour)
-Vous avez beaucoup de livres.
-Oui et ils peuvent tous être à vous.
-Qu'est ce que je pourrais en faire?
-Les lire?
-Pourquoi? J'en ai déjà lu un.
-Avez vous lu tous ces livres?
-Bien sûr! je ne vend jamais un livre sans l'avoir lu d'abord.
(Une longue pause)
-Quand regardez-vous la télé?
Le dernière restera en anglais:
(Customer fills out search card: 16 Chapels)
-(me) Oh, you're after books on European Churches?
-No, just books about the 16 Chapels.
-16 Chapels?
-Yea, you know the one with the big painting on the ceiling.
-We will let you know what we find (once we stop convulsing).
par Catophilos
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C'est la question que pose Jean-Charles Larousse-Lalongue aux flics qui l'interrogent dans le dernier (et peut-être premier, je
n'ai pas vérifié) roman policier de Robert d'Hayeunickx, Incurables incunables (C'est page 61, faut-être précis, et si vous voulez l'acheter, c'est publié aux éditions L'Ecailler, en 2007, et ça
vaut bien les quelques euros qu'on vous demandera; ou alors essayez de trouver dans une bibliothèque qui l'aura acheté, mais ce sera difficile: le polar, c'est pas toujours bien vu dans les
bibliothèques, surtout universitaires. De toute façon, lisez le: et si vous n'avez pas le temps chez vous, lisez le au bureau: comme c'est un petit format pas trop épais, il est facile à
dissimuler dans les paperasses en désordre qui fleurissent sur ledit bureau, lorsque le (conservateur en) chef ou le (conservateur) général arrivera. Bon, je ferme la parenthèse). Et je
continue.
Qui est donc Jean-Charles Larousse-Lalongue, me direz-vous? Vous allez le savoir, mais avant qui est ce Robert d'Hayeunickx, au
nom zarbi. Un auteur du plat pays ou un marseillais qui se pseudonymise? Plutôt la seconde hypothèse. Il connait trop bien Marseille et ses rues plus ou moins bien famées (ou
femmées). Et de plus c'est un bibliothécaire masqué, ou honteux ou qui s'ignore. Il connait trop bien le milieux qu'il parodie et ridiculise: ses rituels et ses plaisanteries pénibles, ses manies
minables et ses appellations hiérarchiques débiles à commencer par le Géreur Général de la Médiadocuthèque de la Sud Université. Tout cela avec initiales majuscules,
bien sûr, pour tenter de gonfler par la typographie la cervelle racornie de personnages au dessous du médiocre, fallots et imbus d'eux-mêmes. Il en connaît un bon bout, l'Hayeunickx: le
vocabulaire de la quali-quantification personnalisée a l'odeur nauséabonde du charabia de la fiche de poste et de l'entretien d'évaluation que subissent dans la réalité tous les
bibliothécaires de France.
Il connaît même, le Robert, les secrets les plus cachés du milieux. Comme par exemple la durée des congés des bibliothécaires.
Page 122, le sous-géreur (sans majuscule: le croquant n'y a pas droit) veut aller en Algérie: "Mais il voulait y rester deux mois, y passer ses vacances..." Les bibliothécaires auraient donc deux
mois de vacances? Si M. le ministre savait ça, c'est pas un départ à la retraite sur deux qui ne serait pas remplacé, mais bien deux sur trois...
par Catophilos
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Recent Progress in library history and Library Cat Studies
Part 1
François Lapèlerie , MI-FBI .
Université de la Méditerranée, Bibliothèque de Luminy ; 163 avenue de Luminy, 13009 Marseille, France.
For several centuries, the Library Cat (LC) studies has been dispised : many curious considerations prevented historians
and scholars from serious investigations.
First of all, the existence itself of the LC was problematic for many researchers. This is not an uncommon attitude amongst scholars who, as Saint Thomas, wanted to see a proof of the existence
of the LC, or at least an authentified and/or certified mummy of a LC. Much more some of them used to think that the LC was a myth. Following Bultman theories about the
mythologization/demythologization process, they thought that the LC was either a historicized myth or a mythified history, and clearly chose the first option : the LC was/is a historicized myth
or, at best, its existence itself was very highly problematic.
Second, some other scholars, because of the divine status of the Cat in Ancient Egypt, never considered studying the LC, which, they supposed, was a banal and uninteresting
hypostasis/incarnation of Bastet.
The scientific community had to wait the pionnering studies of Norman Stevens, in 1989 and 2004 to have a first glance at the importance of the Library Cat in Ancient Egypt.
Norman Stevens was the first to assert the real existence of the LC and to demonstrate its evolving and increasingly important role in that Country, in Libraries and in Librarianship. Much more,
Norman Stevens’ deep and acute knowledge in hieroglyphic langage has made it possible to coin the Coexistential Unprobabilistic Necessity (CUNY) of the LC and the Librarian, from a Post-Sartrian
point of view, as well as from an internet-Post-Derridaean (iPoD) one. Those revolutionary studies, uncovering things hidden since the foundation of the world are the expression of a paradigm
shift, and we, here, propose to call this new paradigm in LC history the Stevensian Paradigm, to honor Norman Stevens, whose name will be the cornerstone of the current millenium, along with
Albert Einstein, Sigmund Freud and Aziza Badira .
Following Norman Stevens’ and LC’s foot steps, in Egypt and elswhere, the Interdisciplinary Research Team of the MI-FBI presents here for the first time the last results of its current
investigations.
The CUNY is the theoretical basis of our work. Today this theory is generaly recognised as the most comprehensive one in hard sciences, where it’s an unifying extension of Einstein’s theory, and
also in less hard sciences, like ailurology. To make it short and clear, in our case, LC and Librarian are monads (or gluons, to use a more modern appellation) who by essence are
unprobabilistically not fit to Co-Exist because of adverse inbetween « atomes crochus » in a ca®tesian approach ; but as existence preceeds essence in a relativisticoquantic iPoD
audio-perspective, the result is that LC and Librarian are commited to Co-Exist, nolens/volens and/or volens/nolens. This perspective is largely confirmed by Peter Baofu’s publication : « The
future of post-human space-time » .
The domestication of the wild cat (felis) in the Middle East has led the Egyptians to experiment some primitive technics to improve the species and obtain better one. This hypothesis is
ascertained by Charles Darwin’s conclusions. In his book, On the origins of species … we can read : « The principle of selection I find distinctly given in an ancient Chinese encyclopaedia.
Explicit rules are laid down by some of the Roman classical writers. From passages in Genesis, it is clear that the colour of domestic animals was at that early period attended to. Savages now
sometimes cross their dogs with wild canine animals, to improve the breed, and they formerly did so, as is attested by passages in Pliny. The savages in South Africa match their draught cattle by
colour, as do some of the Esquimaux their teams of dogs. Livingstone shows how much good domestic breeds are valued by the negroes of the interior of Africa who have not associated with
Europeans. Some of these facts do not show actual selection, but they show that the breeding of domestic animals was carefully attended to in ancient times, and is now attended to by the lowest
savages. It would, indeed, have been a strange fact, had attention not been paid to breeding, for the inheritance of good and bad qualities is so obvious » . Through simple genetic
selection, they where succesful and got in few years what we call here the Genetically Modified Cat or GMC. It’s in the early 2nd millenium BC that the first GMC appeared, which where specialized
for different occupations. He got his name in those times : in Egyptian the male GMC was called miw, the female miwt . The name Myeo, that Norman Stevens discovered in a hidden inscription in the
Kom-Ombo temple, seems to be an hypochoristic form of miw, used for a familiar LC living in this temple.
The GMC was very clever and able to learn easily some tasks, simple at the begining and much more sophisticated later on. Some cats were destinated to work in fields : they ecologically protected
the crops, killing the numerous rodents. The others were working in cities : they were trained to kill the serpents (cerastes cerastes, vipera aspis and naja haje) which infested houses and
temples ; those cats were very familiar. An example is given by Theocrites who cites what was probably an old proverb, in an Idylle : « Cats love sleeping on smooth » . The LC
appeared very early in Egypt : libraries were very numerous, in temples, palaces and simple houses. We have many testimonies, ancient and more recent. Herodotus, for instance reports the
existence of libraries in temples ; and at the end of the 19th century, many papyrus were uncovered at Oxyrhynchus, south of lake Moeris (today Bahr el-Bahnasa). The LC had a special training and
went through a extremely tough genetical selection because he had to kill both rodents and serpents .
STAY TUNED AND WAIT FOR THE SECOND PART
par Catophilos
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L'histoire est aussi utile que l'astrologie, affirme l'historien Paul Veyne, aujourd'hui patriarche retiré au pied du Mont Ventoux, non loin de Vaison-la-Romaine et de son célèbre chat de
bibliothèque. Utile ou pas utile, l'astrologie? Utile ou pas utile l'histoire? L'utilité serait-elle le premier critère de l'activité humaine? Aussi utiles ou inutiles l'une que l'autre, alors.
Depuis qu'une astrologue réputée est devenue docteur de l'Université française et parisienne, on peut en conclure que ces 2 disciplines sont équivalentes en utilité ou inutilité. Ce qui vous est
d'un grand réconfort, évidemment. Marchant donc sur les traces des Sorbonagres et autres Raminagrobis qui déambulent dans les compites et quadrivies du savoir universel, vous découvrirez ici
l'Histoire paradigmatique du chat de bibliothèque qui vous sera racontée selon toutes les règles de la science historique, avec sources, références, notes et notules infrapaginalles et finales
autant que terminales. Ne vous découragez pas, pensant trouver un indigeste traité sur chat de bibliothèque? Non, vous trouverez ici une science certes scientifique, mais pas absconce du tout.
Anecdotes, récits et illustrations accompagneront cette découverte des choses cachées depuis la création de l'univers. Alors, persévérez et bonne lecture!
par Catophilos
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